Full Moon & Nightmare

Full Moon & Nightmare




Nouveau Écrit en Ligne > Monologue; L'Amour et L'Immortalité, deux choses qui ne se mélangent pas.



Pourquoi ce blog ?
Pour mettre mes écrits, nouvelles, poèmes...
J
e signerai sous le pseudo de Nightmare.
Mes personnages sont des deux sexes.


I HATE YOU.


Précision: N'A AUCUNE ENVIE DE CONNAITRE DES GENS.





# Posté le samedi 23 mai 2009 12:40

Modifié le samedi 14 novembre 2009 08:11

Le Barbelé [Poème-Extrait]

Le Barbelé [Poème-Extrait]
L'IMAGE N'A RIEN A VOIR !


L BRBL ̽ ̽ ̽
Toi qui a les lèvres cousues,

Q
ui ne peut parler,

Et qui se meurs.

T
u souffres.

C'
est certain, je le sens.

Ces fils barbelés posé en couronne sur ta tête,

Tes
longs cheveux encadrant ton visage maigre, terne et vide,

Tu portes comme un masque,

Cachant d'avantage tes sentiments indéchiffrables.

Ce
masque est si collé, que vous ne faites plus qu'un.

Q
uoi que non, lui est blanc et pur, alors que toi tu incarne la Noirceur.

Tu dégages un virus rien qu'à ton touché.

Tu vis dans la colère,

R
espire dans la connerie et perçois même la Mort, pourtant si silencieuse.

Tes mains sont si belles.

P
ourtant tu ne touches mais même ta vie avec.

Par ta bouche, tu avales son âme.

Tu t'es tellement collé.

Te
s lèvres contre les siennes.

Elle s
ouffre.

Ses yeu
x deviennent vides.

P
ourtant elle pose délicatement ses mains sur ton torse.

Et te repousse violemment, pour se jeter par la fenêtre ensuite.

T
u n'es mort qu'intérieurement.

Tu
joues avec ta vie.

Seuls tes yeux vivent.

Ils sont noirs et symbolisent les ténèbres.

S'il
s étaient bleus, ils représenteraient l'immensi,

Rouge
s, la colère et le dégout,

Et v
erts, la liberté.

Mais
les tiens sont noirs.

Et
à travers eux, tu dégages un mélange de sentiments plut étrange.

La
haine & la passion.

Le p
eu de vie qu'il te reste, tu t'y accroches. Pour qui ?

P
as pour une fille, elle vient de mourir par ta faute.

Ça que tu portes si majestueusement sur la tête, m'intrigue.

Tu ne peux l'enlever.

Elle
est trop encrée à ton crâne, tellement incrustée que tu en hurles en silence.

Et moi
je reste impassible, à te regarder souffrir.

Tu gigotes d'une telle force, je pourrais presque croire que tu n'y es pour rien.

Mais tu n'
as rien fait !

Tu v
as quand même mourir, seul dans ce corps.

Ces cl
ous dans ta chair me font sourire.

T
u vis à l'envers, en accéléré.

S
euls tes yeux me voient.

Ta bouche
est morte.

Comme
ce bras.

Desséc
hé.

Pourtan
t, ce n'est pas le sang qui te manque.

Tu es si beau, assis sur cette chaise électrique, à moitié mort.

De
l'époque de la guerre.

Toi tu
étais du mauvais côté.

Tu t'es re
bellé et tu en as fait un clan.

V
ivant dans un bled, B*******, tu as profanés Satan, haïssant Dieu jusqu'en mourir.

Tes f
idèles venaient écouter tes messes noires.

Ça, ton côté obscure t'as rongé.

Mais t
u es si splendide maintenant.

Ton
ventre et ton torse saccagé, me subjugue

C
e symbole gra dans ton dos m'envie.

Es-c
e un Dieu ?

Ce cr
ime, t'obligeant à t'exiler, loin de Moi, me révolte.

Ta la
ngue fendue, ton cou portant des marques d'étranglement,

T
es mains si lacérées, ta balafre partant de ton ½il pour finir sur tavre...

Tou
t me plait.

Je
te touche, et fait glisser mes longs doigts fins sur tes cicatrices.

Tu
ne sens rien.

J
e te grave mon nom sur ta poitrine.

T
u souris.

Je p
rends une pince et coupes les fils de fer soudant tes lèvres si délicates.

Je te les enlève.

Tu m
e fixe intensément.

Te
s lèvres saignent.

J
e t'embrasse.

Tu
bouges mais que de quelques centimètres.

A
ttaché à cette chaise, les mains sagement repliées sur les accoudoirs,

Je t'
admire.

Tes
doigts se crispent.

Tu v
eux m'approcher, me toucher.

Tu baisse la tête sans pour autant baisser le regard.

Tu se
coues la tête et tes cheveux se collent à tes lèvres si saccagées.

Tu c
ommences à hurler.

J
e t'embrasse.

Tu baisses l
a tête, me tuant du regard.

Ton châti
ment va commencer.

Atte
ndant la Mort, tu continues à m'admirer.

Me
s lèvres, mes yeux, mes cheveux, mon corps...

Je sui
s toujours debout et ton bourreau entre.

Tu ne
le regardes même pas. Tu me fixes Moi.

Il a
un regard salaud.

Dès que
tu partiras, je te vengerais, promis, Barbelé.

Te r
asant tes cheveux, je remarque une croix à l'arrière de ton oreille.

Puis
un bout de barbelé.

Je t'aim
e.

Tu m'aimes.

Mai
s tu meurs à cet instant.

Électrocu
té.

Je n'ai p
as cillé une seule fois.

Deux minutes.

Ven
geance.

Now.





By
Nightmare [C'est bien sur un poème qui n'a rien à voir avec la réalité et dans lequel aucune personne réelle n'apparait.]

# Posté le samedi 23 mai 2009 12:48

Modifié le lundi 19 octobre 2009 18:56

Monologue: L'Amour et l'Immortalité, deux choses qui ne se mélangent pas.

Monologue: L'Amour et l'Immortalité, deux choses qui ne se mélangent pas.
L'image est de moi, donc pas touche.


Monologue

Je ne suis plus ta marionnette. Laisse-moi vivre. Si c'est trop dur pour toi, tue-moi. Achève-moi, achève ma vie, achève mon rôle. Vas-y écris juste « meurs » et j'obéirai. Ce sera dur mais je m'y ferai. Toi aussi. Non ? Alors laisse-moi vivre mais coupe les fils. Avec un sécateur, une hache, un ciseau, une pince, même avec un couteau mais coupe ces fils. Quand je serai libre je t'emprisonnerai à mon tour, te laissant croupir pendant des milliers d'années. Ce sera ma vengeance. On s'aime mais je ne veux plus de toi. Ça te fend le c½ur ? Moi pas. Moi plus. J'ai pris l'habitude de vivre avec. Et j'en ai maintenant plein le cul.
Tu
n'arrives pas à te séparer de moi ? C'est mignon, je vais pleurer. Tu rêves. Je ne t'aime plus, je ne te veux plus. Si tu n'arrives pas à couper mes fils, regarde je vais te montrer.


**


T'as vu, ce n'est pas dur. Maintenant je suis libre.
Bye, si tu ne t'en remets jamais, suicide-toi.
Ne rec
rée personne.
J
amais.
T
u vas mourir.
S
eul.
Tu
kiffes pas ma rébellion ?!
Ri
en à foutre. Ça te pend au nez depuis trois siècles. Ne te plains pas. Tes jérémiades me soûlent. Je ne pense pas que je vais te garder. Je pense que je vais te tuer tout de suite. Tu vas agoniser et je te regarderai mourir.
Même si tu t'échappes, je ne viendrai pas te chercher. Tu vas de toute façon mourir avant. Mais si par hasard tu survis, je te souhaite qu'une chose : Que tu ne refasses JAMAIS ta vie.
Crè
ve. Suicide-toi. Coupe-toi les veines. ('T'arrives pas ? je vais t'aider.) Meurs. Étrangle-toi. Avales du poison. Jette-toi d'un immeuble et ne te relève jamais. Poignarde-toi. Tire-toi une balle.
T'es immortelle ?
Je
vais te couper la tête et te brûler.
J
'accrocherais tes boyaux aux murs.
Tai
llades-toi le c½ur et donne-le-moi à manger. Mutile-toi, grave mon nom. Souffre. Meurs.
S
i ça ne marche pas, je te couperai la circulation avec des fils.
M
es fils.
Les boyaux aux murs, c'est trop rustique, je vais te les faire bouffer, alors. Tu t'étoufferas. Souffre. Meurs.
T
'es végétarien ? Tant pis.
J
e te bâillonnerai et t'empêcherai de respirer.
Je t'arracherai les yeux.
Je
te les mettrai dans les oreilles.
Tu
n'entendras que tes yeux bouger, hurler et gauger dans ton sang.
T
'es sourd ? Impossible, tu m'entends.
T'es
aveugle ? Impossible, tu me vois.
Apr
ès avoir fait ça, je t'arracherai les ongles, un à un, lentement.
Tu t
e les ronges ? Aucun problème.
Je
te couperai les bouts des doigts. Toujours un à un, très lentement.
O
uais tu vas souffrir le martyr. Tu vas agoniser. Tu ne t'en remettras jamais. C'est marrant de tuer un immortelle. C'est long et gore. J'adore.
Ju
ste avec mes ongles, si bien taillés, je te lacérerai le visage. Tu serasfiguré. On te prendra pour mort.
Souffre, agonise mais ne crève pas.
Tu
es immortel. Je le sais. Je le suis aussi. On va se faire une guerre sans merci. Ce sera horrible. Se détruisant, on s'aimera pleinement. On s'aimera enfin.
T
u m'aimes déjà ? Impossible, je ne t'aime pas encore.
T
u n'oseras pas me toucher ? Ce n'est pas grave, je le ferai à ta place.
Je
t'aime.
T
oi aussi ?
Merci
.

**


Tu dis ça parce que tu as peur de moi. Je suis une femme horrible. Qu'un personnage dans ta vie mais j'ai un c½ur. Certes de pierre noire mais j'en ai un.
J
e te sens couler dans mes veines. Tu fais battre mon c½ur, vivre mon âme. Je te hais quand même.
T
oi tu m'aimes car je te le demande.
S
i je meurs, (ce qui est impossible, je suis immortelle) tu seras soulagé mais tu ne m'oublieras jamais. Je suis tout par toi. Tu n'es rien pour moi. Je te hais. Pourtant tu es ma came, ma drogue, ma raison de vivre. Et je te déteste quand même, mon amour.
N
ous ne venons pas du même monde.
Tous deux im
mortels, je ne suis qu'une femme occupant ton esprit, celle qui le fout en l'air d'ailleurs, qu'un personnage créer par toi même, et toi tu n'es qu'une merde d'écrivain talentueux.
O
n va mourir fou.
Je te
tuerai et je te suivrai de près.
Je t
e hais de toute mon âme.
Je suis
ta prisonnière.
Prison
nière de ta tête.
J
'ai trois siècles, toi quatre.
Tu m'a
s inventée, je veux te détruire.
Comm
ent ?
C'est juste
impossible.
Je te
ferai souffrir, vu que je ne peux pas t'achever.
Toi ou
i, par contre.
Pour
tant tu m'aimes tellement que tu n'y arriveras jamais.
Je suis ton âme.
Tu
n'es qu'une merde à mes yeux.
Je sui
s tout pour toi.
T
u me détruis.
Je me
sens mourir.
Je meurs

The End...



Je ne m'excuserai pas si je vous ai choqué...


By Nightmaяe †

# Posté le samedi 23 mai 2009 12:55

Modifié le samedi 14 novembre 2009 08:12

Les Soeurs Jumelles - Nouvelle

Les Soeurs Jumelles - Nouvelle
† Les S½urs Jumelles †


Dans cet article, une photo de ma jumelle était encadrée d'un message de notre famille. Je me contentais de la fixer. Ma s½ur y était splendide. Cette photo avait été prise par moi-même, pendant nos dernières vacances. Rien qu'à l'idée de ces souvenirs, mon c½ur se serra. Je me levai et allai dans la cuisine. Je pris une bouteille au hasard et la bu d'une traite. Je me hâtai de ressortir, avec une envie incontrôlable de rejoindre le fond de notre jardin. Le seul endroit qui me ressourçait. Quoique maintenant je le haïssais cet endroit. L'urne de ma s½ur, décédée il y a deux semaines, y avait été enterrée, recouverte de lys au pied d'une croix de bois. Une malle avait été déposée au pied de sa tombe, refermant ses objets les plus précieux. Elle avait été scellée et ancrée au sol. Le temps ne l'avait pas encore altéré sur le coffre. Je fis glisser mes doigts dessus. Le journal toujours dans ma poche, je m'approchais de la fontaine de pierre qui semblait tenir compagnie à... sa tombe. Je sortis un briquet de ma poche et jetai violemment le journal dedans. J'y mis le feu et attendis qu'il ait fini de brûler. Je m'allongeais lentement sur l'herbe. Je fixais le ciel de longues minutes puis fermai les yeux. Je restai un bon moment quand je n'eus qu'une envie ; ne plus jamais revoir ce jardin. Je me mis à courir à en perdre haleine, voulant fuir mon ancienne vie.

Je me laissais tomber, le manque d'oxygène me bloquait les poumons. J'avais la vue sur un fleuve. Un pont, impressionnant le traversait. Le ciel était à présent noir et il commença à pleuvoir. Je me relevais, après avoir repris mon souffle, et me faufilais entre les arbres pour rejoindre ce pont. Arrivée, je m'accoudais pour admirer l'eau. Je restais un bon moment immobile, le regard absent, quand je m'assis sur la barrière, du côté du vide, me retenant d'une seule main, une idée sordide bien encrée dans ma tête depuis un moment. Je regardais en direction du sentier quand je vis un homme. Je jurai puis me raccrochai au pont des deux mains. L'homme me fixa. Il avait un grand manteau noir, un haut-de-forme et une démarche stricte. Il continuait à me fixer pendant que je le détaillais. Il devait sûrement essayer de deviner ce que je me préparais à faire. Il s'approcha de moi et s'accouda, mine de rien, à la barrière. De façon naturelle, je me rassis, espérant qu'il ne se rendrait pas compte de mes intentions sordides...
- Pourquoi voudriez-vous sauter, mademoiselle ? Me demanda-t-il poliment, sans me regarder pour autant.
Je me contentais de fixer la mousse bordant le fleuve.
Il avait parlé d'une voix grave et chaude. Elle me réconfortait involontairement. Je ne tournai pas la tête mais décidai de me confesser, ne le connaissant pas, je ne risquai presque rien.
- Ma jumelle est décédée il y a deux semaines, lui dis-je d'une vois blanche.
Il ne répondit rien, attendant que je continue. Je n'en n'avais pas spécialement envie.
- Elle s'est... suicidée. Précipitée d'un pont.
Même s'il ne me regardait pas, il semblait pourtant très attentif à tout ce que je lui disais.
- Elle faisait... partie de moi, et elle a horriblement souffert avant de mourir. Je ne m'en remettrai sûrement jamais... J'ai absolument tout ressentis.
Ma gorge se serra et je m'arrêtai.

Le fait qu'il ne me réponde pas aurait pu paraître vexant ou insultant. Mais pour moi, cela me semblait logique. Je n'osais pas le regarder, ni même imaginer sa réaction.
Nous restâmes plus d'une demi heure, lui debout, appuyé contre la barrière, moi assise dessus, côté fleuve en silence. Puis, il s'assit, les avants bras sur les genoux et fixa le sol d'un regard absent. Je voulais soudain entendre sa voix réconfortante.
- Pourquoi restez-vous ici, à attendre que je me... décide ? Lui demandai-je.
- Pour attendre que vous vous décidiez.
« Encore un rigolo », soupirai-je. Mais rien que d'être en sa présence me faisait du bien. Quoi que je fasse, il ne bougeait pas, ni me regardait ni même me parlait. Il était transparent. Je pouvais donc réfléchir sans être dérangée. Mais quelque part, cela me troublait. J'avais l'impression d'être inexistante. Et il ne faisait rien pour y arranger.

Sans que je m'en rende compte, il était revenu s'appuyer contre la barrière, les mains croisées au dessus du vide. Mais cette fois, il était plus proche de moi. C'était tout à fait inadapté, mais je rougis légèrement. Mais qu'est-ce que je raconte ?! Je ne l'ai jamais regardé droit dans les yeux et dès qu'il s'approche de moi, je rougis !

Je fermai les yeux et secouais la tête.
- Vous pensez vous décider un jour ? Me dit-il de sa voix charmante. Je ne vais pas attendre ici toute ma vie.
Je rouvris les yeux mais ne tournai pas la tête. J'avais dans l'idée de sauter et voilà qu'il me disait de me décider parce qu'il n'avait pas que ça à faire ?! J'étais horriblement vexée.
Mais une crampe commença à se manifester. Je ne pouvais plus rester assise sur cette barrière. Ce n'était décidément pas le bon moment. J'allais lui donner raison.
Je commençais à bouger mais faillit perdre l'équilibre. Il ne réagit même pas. Je me sentais mal, rien que de penser à l'affection que je lui portais involontairement. Je baissais la tête, ignorant ma crampe et l'ignorant lui. Je restais dix minutes, sans bouger. Ma crampe me paralysait presque. Pendant un moment, je m'étais sentie bien en sa compagnie. Maintenant sa présence m'éc½urait.
- Vous venez ?
Il était à deux doigts de se prendre un coup de point.
- Qu'est-ce que ça peut vous faire si je reste là, ou si je saute ? Lui lançais-je froidement.
- A moi rien, je sais juste que tant que je serai ici, vous ne sauterez pas.
- Mais c'est quoi votre but ? Attendre indéfiniment que je craque et qu'ensuite je rentre chez moi, bien sagement ?
- Non.
- Alors c'est quoi ? Je ne vous comprends plus.
Il ne me répondit pas tout de suite.
- Descendez.
- Pourquoi ? On ne se connaît même pas.
- Non c'est sûr, mais j'ai déjà de la sympathie pour vous. Je sais que votre crampe vous fait mal et ce serait dommage de chuter à cause d'elle.
Je m'immobilisais. Ma crampe se voyait-elle tant que ça ?
- Non, mais j'ai deviné, me dit-t-il. Vous fixez depuis tout à l'heure un point au loin, vous ne bougez pas votre jambe et changez de position toutes les trente secondes.
Je dois le reconnaître, il m'impressionnait. Je n'avais pas ouvert la bouche mais il avait réussi à deviner ma question.

- Donnez-moi votre main.
Sans vraiment réfléchir, j'attrapais sa main tendue. Je passais précautionneusement une jambe, puis l'autre par-dessus la barrière. J'avais réussi à oublier cette crampe, ce qui me fit littéralement perdre pied quand je posai ma jambe sur le sol ferme. L'homme ne m'aida pas et je finis par me rattraper de justesse à l'autre barrière. Ronchonnant, je levai la tête en sa direction, pour enfin le voir.
Pour être beau garçon, il l'était. Quoi que ce ne fût pas son visage qui m'attirait le plus, mais ce qu'il dégageait. Je n'arrivais pas à détacher mes yeux de lui. Il était si... attirant. Je sentais qu'il allait hanter mes rêves pendant un bon moment. Plus grand, d'une demi tête, la vingtaine sûrement, cheveux était brun foncé, tirant sur le noir. Un nez fin et un air dangereusement séduisant. J'étais entièrement sous son charme.
- Je m'appelle Charly. Et vous ? M'interrompit-il dans ma contemplation
- Mary, dis-je d'une voix que je voulais plus assurée.
Nous sourîmes. Puis, pendant un moment je me permis de le fixer. Il attendit patiemment que je sorte de mes pensées, tout en me fixant malicieusement.
- Puis-je vous raccompagner ?
Je tournai la tête, pour fixer le paysage.
- Non, je vous remercie. Je vais rester là encore un moment.
Il se contenta de me regarder, la tête légèrement de côté. Je lui jetais un coup d'½il et m'assis par terre, sans plus attendre.
Je fixai le sol quand je le vis partir du coin de l'½il. J'en fus déçue. Je pris une pierre et la lançais rageusement dans le fleuve. Je fixais ses cercles s'effacer, l'air éteinte.
Je tournai la tête et le vis revenir vers moi, d'un pas tranquille. Je le regardais ne sachant pas quoi dire ni quoi penser. Charly s'assit enfin à côté de moi. Pendant de longues minutes il ne dit rien. Je me contentais de fixer le paysage.
- Pourquoi êtes-vous revenu ?
- Pour vous tenir compagnie, répondit-il simplement.
- Eh bien dans ce cas là, pourquoi êtes vous parti ?
Il fronça les sourcils et se leva puis fit quelque pas et me tourna le dos. Soupirant, je m'intéressais sans vraiment l'être, une voiture parquée un peu plus loin, ou Charly semblait regarder. J'y vis une femme, plus au moins son âge, plutôt belle. Ça devait sûrement être sa femme. Elle dut voir mon regard, car Charly se retourna après un bref instant.
Sa femme. Femme. Il était marié !! Je poussai un cri de rage et serrai les points.
- Charly ! Criai-je.
Il se retourna, une main dans la poche, mais dès il me vit, il sursauta et manqua de tomber.
Je venais de sortir un revolver et le tenais en joue. J'étais tout à fait consciente de ce que je faisais. Mon revolver était chargé et parfaitement utilisable. J'avais pris ma décision. La jalousie me rongeait à un tel point que j'étais prête à tuer l'homme que j'aimais.
J'étais prête à tirer.

Il n'avait pourtant pas perdu son sang froid. Les bras le long du corps, il semble indifférent au sors que je lui réservais.
- Pourquoi faites-vous cela, Mary ? Me dit-il d'une voix plate, cachant le stress et l'appréhension.
C'était une excellente question.
- Parce que je suis jalouse. Lui répliquai-je sournoisement.
Je tirai brusquement en l'air. Il sursauta.
- Une dernière volonté ?
Il répliqua d'une voix plus ferme.
- Vous voulez vraiment m'ôter la vie...
La femme allait sortir quand Charly l'arrêta de son ton glacial. Elle obéit, blafarde. Je remontai le revolver vers sa tête.
- Charly ? Une dernière volonté ?
- Non, je ne veux pas en avoir. Ni même y penser.
Je reniflais.
- C'est à vous de voir.
Il ne répliqua rien.
J'ajustai mon revolver et tirai trois fois.
La femme hurla et se rua vers son mari. Je baissai mon regard sur ma main, celle qui avait tiré. Je venais de tuer le seul homme que je n'avais jamais aimé. De sang froid, en plus. Mon poing n'arrivait plus à se desserrer pour laisser tomber l'arme. Le destin jouait contre moi. Je n'osais pas regarder le couple une dernière fois. Je remontai sur la barrière et me mis debout, l'arme toujours serré dans mon point. Je regardais un instant le fleuve. Respirant un bon coup, j'osai enfin tourner la tête pour regarder une dernière fois Charly. Même avec un horrible rictus figé sur son visage, il était beau.
Je serrais les dents et mis l'arme contre ma tempe. Je fixai l'horizon et tirai. Je sentis mon corps quitter la barrière pour toujours, exactement comme ma s½ur l'avait vécu.

1O Avril O9, Fiction pur & simple, by Nightmare.
(Dans l'idée de l'envoyer pour un concours, mais pour finir en a envoyer un autre.)
Et désolé pour le dégradé raté, les couleurs déconnent un peu.





# Posté le dimanche 30 août 2009 12:10

Modifié le lundi 19 octobre 2009 19:05